La MJC est un lieu de rencontres, d’échanges, de pratique d’activités culturelles et de loisirs. Bien que prioritairement orientée vers la jeunesse de la ville, toutes les générations s’y côtoient.

Les principes de fonctionnement s’inspirent de ceux de l’Éducation populaire : non pas simple organisme distributeur de services, la MJC est une association pour laquelle chaque adhérent doit se sentir concerné et responsable. Lieu à l’écoute des débats qui traversent notre société, la MJC n’est pas un mouvement. Elle est avant tout laïque, ouverte à tous dans le respect des opinions et croyances de chacun.

Quels moyens pour quelles actions ?

Les moyens financiers, humains et matériels mis à la disposition de la MJC sont insuffisants et inadaptés pour répondre aux besoins d’activités sociales, culturelles et ludiques.

Certes, nous le répétons d’année en année, mais on ne peut que constater que le déclin de notre association est étroitement lié aux conditions qui nous sont faites. Nous avons dû vendre l’essentiel de nos actifs pour ne pas sombrer, et maintenant la municipalité argue de nos fonds associatifs significatifs pour ne plus nous subventionner. La subvention du conseil départemental reste symbolique, et si dans le budget 2020, on verra apparaître une subvention de l’État, elle concernera des remboursements au titre de la mise en chômage partiel pour nos animateurs d’activités pour cause de pandémie. Rien pour le fonctionnement. Notre résultat courant va continuer d’être largement négatif. Pour compléter le tableau, la ville a tenté de nous imposer, sans concertation préalable, une réorganisation avec la maison de quartier sous forme d’accueil commun et de direction partagée. Rejet du conseil d’administration de l’association, et la ville a reconnu ne pas avoir pris toute la mesure de ses propositions et a renoncé à son projet (pour combien de temps ?).

La situation sanitaire du pays et le confinement qui en a découlé ont paralysé les activités de la MJC pour tout un trimestre, et à l’instar de ce qu’on peut constater dans le pays, les inquiétudes sont vives quant à la capacité de reprise de certaines activités, celles de notre secteur d’activité en particulier.

Une organisation syndicale des personnels de MJC interpelle, dans une lettre ouverte, le président de la république : « …pour soutenir le secteur marchand et lucratif, vous mobilisez des milliards d’euros d’argent public, mais pour le secteur associatif, il n’en va pas de même. Bien au contraire, le gouvernement préconise la mise en place d’un fonds d’urgence pour les petites associations, alimenté par des financements privés… » Vous avez bien lu ! Les activités socioculturelles ne sont pas des activités marchandes (même si elles intéressent le privé), la logique de rentabilité ne s’y applique pas (tout comme à l’hôpital). Et quand on apprend que le gouvernement accélère la mise en œuvre du remplacement des subventions publiques aux associations par des financements privés d’entreprise, afin de développer « l’alliance stratégique entre associations et entreprises », on ne peut en être que plus inquiets. On livrerait le mouvement associatif en pâture au financement aléatoire du secteur marchand…

Reprenons la lettre au président :

« … c’est pourquoi, monsieur le président, nous vous demandons instamment :

L’arrêt immédiat des logiques libérales qui commercialisent le secteur associatif et qui conduiront à la même catastrophe que celle que connaît l’hôpital public.

La création d’un fonds d’urgence immédiat, abondé par l’État, de relance des associations et des collectivités territoriales, au même titre que ça existe pour les entreprises…

L’arrêt de la taxe sur les salaires et de la TVA sur le matériel associatif, qui asphyxient financièrement les associations… »

Pour la petite histoire (peut-être la grande), en 1950 l’association qui préfigurera la MJC actuelle était déclarée. 70 ans de vie associative argenteuillaise et d’éducation populaire. Combien de milliers d’Argenteuillais ont eu à fréquenter un jour ou l’autre une (ou plusieurs) de nos activités ; 70 ans que nous ne servirions à rien (ou à pas grand-chose) ?

L'existence de la MJC est menacée. La municipalité réduit les subventions allouées à son fonctionnement. Aidez-nous !